Des myriades et des myriades d’heures ce sont écoulées depuis ce jour où, anéantie par des mots surgis dans mon habitacle, déchirant mon noyau intérieur, mon noyau véritable, il m’a fallu définitivement dépasser les apparences. J’ai égaré alors le chemin des promesses, , oublié les spasmes du bonheur et l’odeur de l’amour. Cupidon ne me reconnaît plus, ne me reconnaitra plus, je ne le méritais probablement pas…J’efface, je perds, j’oublie le beau, le joyeux, le merveilleux même. Il me faut occulter, il me faut refouler pour entrer dans un paradis artificiel au noyau impénétrable.
Accablée et meurtrie, usée de lassitude et de monotonie, le temps accompagne inexorablement ma solitude, mes sourires et ma bonne figure. Nul ne connait, nul ne connaitra mon désarroi, mon désespoir, le rejet dur, inhumain, le rejet douloureux..le rejet mystérieux.
Des myriades et des myriades d’heures et de minutes nous ont séparés mais une seconde a suffit pour que nous retrouvions l’effacé, le perdu, l’invisible. D’un moment magique a jailli, sans une ride, cet amour vrai, intense, ce même amour jadis éprouvé…Un instant a suffit.. Nous nous sommes reconnus et nous nous sommes livrés à l'unique spirale du bonheur. Entraînés, aveuglés et en ébullition nous nous sommes abreuvés et nous nous abreuverons encore de toutes les douceurs si longtemps désirées.
*l'amoureuse
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