Lundi 16 février 2009

Des myriades et des myriades d’heures  ce sont écoulées depuis ce jour où,  anéantie par des mots surgis dans mon habitacle, déchirant mon noyau intérieur, mon noyau véritable,  il m’a fallu définitivement dépasser les apparences. J’ai  égaré alors  le chemin des promesses, , oublié les spasmes du bonheur et l’odeur de l’amour. Cupidon ne me reconnaît plus, ne me reconnaitra plus, je ne le méritais probablement pas…J’efface, je perds, j’oublie le beau, le joyeux, le merveilleux même. Il me faut occulter, il me faut refouler pour entrer dans un paradis artificiel au noyau impénétrable.

Accablée et  meurtrie, usée de lassitude et de monotonie, le temps accompagne inexorablement ma solitude, mes sourires et ma bonne figure. Nul ne connait, nul ne connaitra mon désarroi, mon désespoir, le rejet dur, inhumain, le rejet douloureux..le rejet mystérieux.

Des myriades et des myriades d’heures et  de minutes nous ont séparés mais une seconde a suffit pour que nous retrouvions l’effacé, le perdu, l’invisible. D’un moment magique a jailli, sans une ride, cet  amour  vrai,  intense, ce même amour jadis éprouvé…Un instant a suffit.. Nous nous sommes reconnus et nous nous sommes livrés à l'unique spirale du bonheur. Entraînés, aveuglés et en ébullition nous nous sommes abreuvés et nous nous abreuverons encore de toutes les douceurs si longtemps désirées.

*l'amoureuse

Par migele - Publié dans : récit - Communauté : Ecrivains et vains écrits !
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Jeudi 12 février 2009
heureuses retrouvailles

Des myriades et des myriades d’heures ce sont écoulées depuis ce jour où, anéantie par des mots surgis dans mon habitacle, déchirant mon noyau intérieur, mon noyau véritable, il m’a fallu définitivement dépasser les apparences. J’ai égaré alors le chemin des promesses, , oublié les spasmes du bonheur et l’odeur de l’amour. Cupidon ne me reconnaît plus, ne me reconnaitra plus, je ne le méritais probablement pas…J’efface, je perds, j’oublie le beau, le joyeux, le merveilleux même. Il me faut occulter, il me faut refouler pour entrer dans un paradis artificiel au noyau impénétrable.

Accablée et meurtrie, usée de lassitude et de monotonie, le temps accompagne inexorablement ma solitude, mes sourires et ma bonne figure. Nul ne connait, nul ne connaitra mon désarroi, mon désespoir, le rejet dur, inhumain, le rejet douloureux..le rejet mystérieux.

Des myriades et des myriades d’heures , de minutes aussi nous ont séparés mais une seconde a suffit pour que nous retrouvions l’effacé, le perdu, l’invisible. D’un moment magique a jailli, sans une ride, cet amour vrai, intense, ce même amour jadis éprouvé…Un instant a suffit.. Nous nous sommes reconnus et nous nous sommes livrés à l'unique spirale du bonheur. Entraînés, aveuglés et en ébullition nous nous sommes abreuvés et nous nous abreuverons encore de toutes les douceurs si longtemps désirées.

Ton amoureuse

Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : la vie intérieure
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Mardi 15 juillet 2008

 Tristes ou gaies,   joyeuses ou sages, torturées et  misérables, pessimistes ou optimistes selon les moments, rêves de liberté, désirs inconscients ou révélés, mais quelles  que soient leurs formes, leurs états, leurs dimensions, elles m’appartiennent. Je les cultive en silence,  les apprécient, m’en délecte. Je peux  tenter de les oublier, les  renier ou les rejeter,  Elles se multiplient,  défilent, m’envahissent  parfois, triturent mon cœur et mon corps, mais elles m’appartiennent.  Mauvaises ou pas, nul n’a le droit de m’imposer de  les divulguer,  de les livrer en pâture, à l’analyse, au jugement ou  à l’appréciation… Mais non je ne délire pas ! Plus d’une fois, donc maintes fois, le maître de maison et père,  affublé de son autorité autoproclamée, reconnue, acceptée et incontestée, hurlait pour rompre le silence, troubler mes pensées et les entendre s’échapper. Il voulait  savoir qui me donnait l’idée de m’enfermer, de rêver, de m’évader. Cela était forcément néfaste. Il voulait en connaître la genèse, à qui elles étaient destinées,  à quoi elles pouvaient aboutir  et comment elles m’habitaient. L’esprit d’une jeune gitane devait être vide, vierge de toute pensée,  ne pas éveiller ses sens et ses pensées aux sollicitations et se laisser guider par les lois du groupe. Je n’ai jamais pu, ma curiosité animait mes pensées, renforçait  mes soifs  de connaissance, de découvertes et surtout  mon désir de fuite en un lieu où la pensée serait libre, ourlée ou malicieuse,  hurlée ou  silencieuse.

Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : trop dure la vie....
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Mercredi 2 juillet 2008

Anorexique  face à l’amour,  boulimique de solitude, épuisé par l’effort physique,  rejetant  tout plaisir, il laissait s’écouler une vie sans désir ni révolte.

Qu’il fasse beau ou pas, le temps était toujours celui de l’ermite, enfermé,  enserré dans une paresse noire,  sans possible nouveauté, sans possible vibration. C’était vrai pour lui, c’était bon aussi peut-être.

Pour elle, trois jours suffirent,  avec la même lenteur, le même silence, elle ferma sa valise, réprima sa colère, et s’en alla sans crier ni sourire retrouver sa vérité et sa spontanéité.

Manger la vie, se gaver de bonheur, fantasmer  sur la magie d’un amour vrai et  fou. Briser l’erreur. Virer l’horreur.  Rêver d’inconnu et de possibles beaux jours. Danser et rire toujours

Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 26 juin 2008

J’ai su très tôt que je ne trouverai s pas d’ancrage, l’enracinement m’était  impossible. Le contrôle permanent, les reproches exprimés violemment me poussent à m’éloigner. Mes parents confirment ainsi leur appartenance au groupe. Ils nous veulent différents, éduqués, instruits, c’est  là leur fierté. Nous naviguons entre deux mondes, nous devons  faire fi de toute la nouveauté rencontrée. Se former, s’enrichir ailleurs mais demeurer gitan jusqu’au bout des ongles.  La schizophrénie nous guette.  Or,  mon moi,  incapable de faire des choix de cet ordre, refuse  de s’inscrire dans  l’univers  restrictif imposé.  Mon port d’attache  n’est pas "la gitanerie" il doit être   sans amarre, sans emprise.

Les conflits répétés m’éloignent des  us et coutumes gitanes,  je ne peux y trouver mon identité. Je résiste à l’intégration totale.Je fuis c'est une histoire de vie ou de mort psychique.


 

 


Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 25 juin 2008

Saisir avec mille précautions les dernières affaires emballées la veille, entrouvrir la  porte et me glisser  sans bruit dans le couloir, les pieds nus. Derniers efforts, dernières souffrances pensais-je. Le silence du petit matin m’inquiète et me rassure. L’immeuble dort  encore, il est cinq heures, un peu plus tôt que d’habitude. La nuit  blanche et agitée  a animé douloureusement mes entrailles.  Malgré ma détermination  la peur s’est installée. Peur d’être arrêtée dans ma décision, mon désir, mon élan, puis brutalisée,  coincée et bloquée jusqu’à ma propre fin.  Je veux fuir sans heurt , sans cris, sans faire de mal, juste pour vivre, être libre de penser , libre de ne pas exprimer ce qui surgit en moi, mes rêves,  mes peines, mes déceptions, mes angoisses.  Libre de garder en moi, pour moi ce qui peut éveiller encore une étincelle de vie. Se raccrocher à une étincelle c’est peu mais suffisant pour trouver la force de préparer pendant de longues semaines ce départ.  Chercher un lieu protecteur,   un foyer de jeunes filles en l’occurrence, raconter mon histoire, mes craintes,  les menaces possibles,  y  déposer un vêtement après l’autre, un livre, un disque, quelques photos. Petits souvenirs gagnés, mérités, n’appartenant qu’à moi, des petits bonheurs tout simples accumulés durant une jeune vie sous  haute protection, sous haute  surveillance jusqu’à ces vingt et un ans, l’âge de la majorité tant attendue. Je m’éclipse,   rejette des principes  qui me restreignent et m’enduisent  de honte. Partir sans remords, sans regret même,  loin des jugements, des sentences  proférées,  des verdicts sans appel  possible.  Mon vrai désir ne pas déclencher de tempête si petite soit-elle.


Les trois étages descendus, les pieds enfin chaussés, il  faut à présent quitter l’immeuble sans faire claquer la porte, disparaître définitivement de  ce lieu alors que le jour pointe à peine. Je contrôle ma respiration et subis d’étranges  accélérations du rythme cardiaque. Tout mon corps tremble, refuse d’avancer, alors que je veux fuir sans la voir une dernière fois, sans l’entendre vomir ses grossièretés. Trop tard hélas ! Penchée à la fenêtre elle hurle  le discours que je ne veux plus entendre,  ce discours qui tourne autour du déshonneur, de la prostitution, de la liberté sexuelle, de l’ingratitude. Son toboggan de haine et de jalousie laisse dévaler les mots les plus durs, les plus blessants. Déjà entendu, déjà vécu, déjà subi, mais le connu  ne diminue pas la souffrance. 

Je titube, mais avance tout de même, ses horreurs ne me paralyseront  pas,  ses mots ne m’assassineront  pas,  Retrouver l’équilibre et la force pour atteindre la gare, monter dans le train une dernière fois, disparaître de sa vie, quitter le clan. Evoluer  dans l’anonymat, ne plus être psychiquement, intellectuellement le clone d’un groupe qui ne me reconnaissait pas dans ma singularité.

Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : la vie intérieure
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Mercredi 25 juin 2008
L'homme s'est énervé, l'homme a réagit. Une gifle est partie parce que pondérer sans cesse c'est compacter et compacter a des limites. Compacter c'est entasser jusqu'à déchirer,  jusqu'à exploser. Si un enfant est frappé cela m'insupporte. Ma fille n'a jamais eu de fessée, elle a été grondée, punie si nécessaire. Elle a ainsi appris les limites à respecter. Pour elle et pour les autres. Il me semble que tout va bien pour elle, elle est sociable et sociale aussi.

Mais je peux entendre le raz-le-bol de ce monsieur qui regrette d'ailleurs son geste. Récemment un enfant,  né il y a  10 ou 12 ans, a insulté une dame tout simplement parce qu'elle marchait trop lentement et qu'il y avait urgence à la dépasser : "pousse toi de là connasse, sinon je te fous par terre" . J'avoue qu'à ce moment là une pulsion violente m'a envahie, mon sang n'a fait qu'un tour, c'est très imagé mais l'expression dit bien le ressenti. Je ne lui ai pas permis d'en faire un deuxième et me suis adressé à la vieille dame plutôt qu'à l'enfant. En un tour de sang j'avais compris qu'il n'en ferait rien,  qu'il ne comprendrait pas. Par contre la dame à été heureuse, non, peut-être soulagée, de se sentir soutenue. Elle était vieille certes, mais elle fut jeune aussi elle fut  dynamique et mère  de quatre enfants à qui elle a appris quelques règles de vie en société. Elle a appris a respecteur les parents, les enseignants, les plus grands que soi. Elle n'imaginait pas qu'un jour on la traiterait de connasse parce qu'elle ne marchait plus assez vite.

L'instituteur non plus n'imaginait pas que ce métier serait aussi difficile à exercer et qu'il pourrait se faire traiter de connard par un enfant.

 Je soutiens complètement cet homme chargé de transmettre un savoir par ce que c'est un noble métier et que je me demande où est vraiment la faille, la déchirure.

Ne pas éduquer un enfant c'est lui faire violence aussi, d'une certaine manière..
Par migele - Publié dans : récit - Communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Lundi 23 juin 2008

 

 

Je suis partie pour ne  pas vivre  enfermée, ligotée et subir la vie cloisonnée dictée par le monde gitan dont  je suis  issue.  Ouvrir la porte pour connaître un autre milieu, élargir  mon cercle d’amis et un univers  restreint,  a été une ambition démesurée. Il ne suffit pas d’y croire. Se situer, évaluer les possibles ,tâcher de   dénouer les liens et les objectifs  définis par le groupe,  puis inscrits , tel un matricule, par une éducation rigide, oublier des principes sectaires  scrupuleusement respectés, tout cela  demande un effort constant, une remise en question permanente, une confrontation à soi-même  et aux autres souvent  douloureuse. Evacuer peu à peu toutes les règles imposées,  tenter de ne plus se nourrir d’interdits,  inventer la tolérance  n’est vraiment pas évident. Il y a bascule et parfois culbute. Déterminer un nouvel assemblage sur une base chaotique n’est pas toujours facile. Il y a certaines fois surcharge puis  rature jusqu’au néant momentané. Se relever et recommencer sans cesse.  Engager une révolution dans un carrefour encombré  sans  perdre ni les forces, ni la face ni la vie, fut le travail du voyage entrepris. Le fardeau à lâcher reste en soi et pour soi. Essoufflée souvent, brisée de fatigue parfois,  je continue ma route à la recherche d’un destin plus  doux.  Le trouverai-je un jour ?

La liberté espérée reste et restera illusion. Quand je fais le bilan, je n’ai pas résolu grand-chose de la place de la femme dans le couple et dans la société.  D’errances psychiques  en errements sur des chemins de traverse pierreux, souvent fangeux, perdus et  compliqués ,  je cours encore, malgré l’âge, malgré les déceptions  à la recherche de passions  intenses, d’enthousiasmes fous,  mais aussi d’émotions  tendres et délicates. Aujourd’hui encore je voudrais compter pour quelqu’un, être une priorité dans sa vie. Ma naissance ne m’accorda rien de cela. Cela sera-t-il une réalité un jour ?

A suivre


Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 22 juin 2008

 

 A l’heure ou l’angoisse vespérale la saisie et que la mélancolie s’agite,  elle occupe la chaise définitivement placée à l’ouest de la maison. Le soleil salué se retire lentement et l’œil guette  l’arrivée des étoiles. Elle attend encore la sienne, celle qui lui offrira  le bon fruit. Pas celui du pêché, pas celui qui punit, mais celui qui nourrit.

Si certains ont de la chance, à d’autres elle échappe. Si certains la saisissent au vol, d’autres ne la voient  pas passer. Fuir ou nier ce que le hasard transporte de bon est monnaie courante, alors que le mauvais se laisse happer, habiter,  ressasser.

Circonstance du hasard, la chance est fortuite, la chance est aubaine se dit elle. Or sa guigne permanente, assise sur du roc, sa déveine  fâcheuse et prospère lui ont  imposé  une chance chancelante.

 Chaque jour, elle rit en silence ou  noie le malheur dans ses pleurs, mais chante encore doucement l’espoir de bonheurs, de douceurs partagés et d’une étoile qui scintille. Or, avec le temps tout s’en va, même la voix  se perd, s’éraille, s’essouffle, s’éteint comme ses illusions. L’âge est là, elle est usée par le hasard trop souvent  chargé de mauvais fruits.

Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : Ecrivains et vains écrits !
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Lundi 16 juin 2008
Trop triste, trop fatiguée, trop lasse aussi j'ai cessé d'écrire, de rendre visite à mon blog et aux blogueurs blagueurs, rieurs,  maussades, moroses, ou tout cela à la fois , puisque notre présence au monde peut changer même de façon imperceptible, selon le moment, selon le lieu, selon que nous sommes seuls ou en compagnie.
 
Je reviens ce soir, parceque je  n'arrive pas à dormir.  J'ai besoin de parler, de me blottir , de me glisser sur cet écran et croire que je ne suis pas seule, que je suis entendue, dorlottée, chouchoutée. J'ai vu un fim tout à l'heure qui a réveillé mon mal de vivre.
Solitude et douleur, souffrance et amertume sont traitées avec une vérité criante. Je me suis projetée dans cette histoire et me suis laissé envahir par l'angoisse. L'après coup n'est pas que théorique, La solitude des personnages est la mienne, le quotidien banal est le mien, le même désarroi m'habite et m'étreint, sans que je puisse rompre le silence .

Depuis des années et plus particuluièrement depuis que j'ai épousé celui qui  n'est mon mari que sur les registres officiels de l'état civil, je dois taire, par honte, mon vécu, mes sentiments jusqu'à les dissimuler à moi-même. Je fais semblant d'être heureuse, semblant dêtre aimée,  encore rieuse, encore dynamique, encore tonique,  mais ce long voyage dans la solitude et le silence me détruisent à petit feu.

Lui et moi n'avons jamais pu tisser des liens.  Trop différents. Lui appartenait à une secte depuis des années, l'enfermement, la restriction, l'humiliation lui convenaient parfaitement, le rassurait peut-être, moi, au contraire, j'étais éprise de liberté,d'amour fou. Passionnée je rêvais d'un quotidien ni banal ni tragique,  mais plutôt ludique, tourné vers un futur léger, heureux, insouciant, drapé de mots doux et rieurs qui émergent sans cesse d'un amour bouillonnant. Or, je n'ai connu que la vie d'un vieux couple hélas.

Absence de communication, absence de compréhension, pas de bruit, pas de vacarme, du silence, beaucoup de silence, immersion dans la solitude, ruptures brutales avec la vie,  je devais accepter d'être sa vierge marie.. Le drame vécu ne pouvait être dit, car socialement interdit.

La première femme a su partir à temps,  moi je suis encore là, avec lui, je ne sais ni comment ni pourquoi. Je fais toujours semblant. La secte l'a chassé parce qu'il a épousé satan, mais il continue à vivre dans ce monde intérieur. Il est dans la plainte, se réfugie dans le pathos et dénonce tout ce qui sur cette terre est  responsable de ses nombreux  maux...


Voilà mon existence est faite de bas et de contres-bas, ballotée dans les tourments, drapée de frustrations incessantes et de désirs enfermés dans une totale confusion.Il me faut bannir l'étalage des émotions et m'enfermer dans le rôle de  composition le plus valorisant. Quand les rancoeurs remontent à la surface, je hisse des barrières invisibles.

Très beau film, La Soledad,  qui m'a mise en contact avec la solitude fondamentale de l'être, et me rend si triste ce soir..
Par migele - Publié dans : journal intime - Communauté : la vie intérieure
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